Il le fallait. Une dernière fois. De l'autre coté de la manche. Loin de l'autre coté.
Partir en train, à l'aventure. Puis prendre l'avion. La nuit, le froid. Mr Fox. L'odeur du houblon.
Les paupières lourdes. Se faire comprendre dans la langue de Shakespeare. Dormir. Trois minuscules petites heures.
Il est 9h du matin, Cela fait déjà une heure que je marche, en t shirt, sous une pluie battante, par 10 degrés. Je reçois un message. Je sors mon téléphone. C'est Silver. Je lis entre les goutes qui ont déjà envahis l'écran.
"If you are in Edimburgh, queue has already started."
Je ne sais pas pourquoi, mon cœur se serre. La peur d'avoir fait tout ça pour rien, d'arriver trop tard. Je tremble, de froid, de fatigue, d'énervement. Je suis perdue. Faire demi tour.
Je rebrousse chemin. Je marche et répond en même temps, manquant de me faire renverser à plusieurs reprises.
"Yes, I'm... But I'm Walking... I'm lost, I look like sponge and I'm looking for a taxi."
Heureusement, quand on veut, on peut. Monter dans le taxi. Faire comprendre où l'on va.
Arrivée sur place.
S'en suivent de longues, très longues heures d'attente sous la pluie. Il fait de plus en plus froid, mais je parle de plus en plus anglais. L'instinct de survie parait-il.
De superbes rencontres.
19h, Et voilà nous sommes à l'intérieur, le vrai voyage peut commencer. Des les premières notes je sais que je ne regrette pas. La magie opère à nouveau. Je veux pouvoir danser sur ses notes et rêver sur sa voix encore et encore. Mais tout ça est trop court. Le temps défile à une vitesse vertigineuse. Les ballons, les bulles, les trompettes, les masques...
Alice was in Wonderland.
Une très mauvaise organisation pour la suite... Mais quelques mots échangés, des sourires. Tous, oui, ils sont tous plus fantastiques les uns que les autres ...
Je ne veux pas que ce soit déjà la fin.
La nuit. Les au revoir. Le trottoir. Fermer les yeux, garder son sourire sous les paupières. Il fait froid, très froid, trop froid. je me recroqueville, je ne bouge plus. Les genoux contre la poitrine, garder la chaleur de son corps contre le mien, le peux qu'il en reste.
C'est déjà finit. Je ne veux pas.
La suite de l'aventure, dormir, à nouveau, très peut. Puis le retour en France, interminable, l'avion, le train.
Je ne veux pas atterrir.
Retour brutal à la réalité. Je suis au travail, il fait 50 degrés.
Je porte un slim, un t shirt vert pomme trempé, les converses assorties.
Mon avant bras est ensevelis sous une montagne de bracelets.
Un énorme "15" orne ma main gauche.
Il y a quelques heures j'étais à plus de 2000km
Et je dors.
Je ne me suis pas encore réveillée.
C'est déjà finit. Je ne veux pas.
La suite de l'aventure, dormir, à nouveau, très peut. Puis le retour en France, interminable, l'avion, le train.
Je ne veux pas atterrir.
Retour brutal à la réalité. Je suis au travail, il fait 50 degrés.
Je porte un slim, un t shirt vert pomme trempé, les converses assorties.
Mon avant bras est ensevelis sous une montagne de bracelets.
Un énorme "15" orne ma main gauche.
Il y a quelques heures j'étais à plus de 2000km
Et je dors.
Je ne me suis pas encore réveillée.


Jeune folle.
RépondreSupprimerJ'aimerais partir à l'aventure, moi aussi.